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Le livre des Psaumes
« Le psaume 16 commence par une magnifique confession : « mon bonheur est en toi seul » !

Voilà sans doute un bon résumé du combat qui est si souvent le nôtre : trouver notre satisfaction en Dieu seul. Nos idoles ne sont bien entendu plus Baal ou les déesses Astarté comme au temps de David. Mais nous ne devons pas oublier ce qui se cache derrière ces idoles (4). Celles-ci promettaient la santé, la fertilité, le plaisir à ceux et celles qui les adoraient ! Nous devons reconnaître que malgré notre désir de suivre Jésus, nous courrons nous aussi après des satisfactions similaires. S’accomplir à travers son travail, rester toujours en bonne santé, se divertir et profiter de la vie sont quelques-uns des slogans de notre siècle. Ils ressortent peut-être de manière encore plus flagrante dans la période que nous sommes en train de vivre. Comme le chantaient Fredéricks, Goldman et Jones, en leur temps, nous n’avons pas tellement changé (voir les paroles « on n’a pas changé »)

Est-ce que cette course effrénée peut nous apporter la satisfaction ? Là encore, il suffit que Dieu souffle un peu dessus, que nous passions par l’épreuve de la santé ou des blessures relationnelles pour que nous nous rendions compte de leur fragilité. C’est le propre d’une idole de nous promettre plus qu’elle ne peut nous donner !

Est-ce que la solution biblique est dans le renoncement à tous ces plaisirs terrestres ? Pas exactement ! Notre psaume nous encourage plutôt à faire de Dieu notre bien le plus précieux. Il multiplie les images, pour que nous nous réjouissions en Dieu seul : « L’Éternel est ma part, la coupe où je bois » (5) « Il est un jardin plein de délices » (6) « Je garde constamment les yeux fixés sur l’Éternel » (8). Mais un livre comme l’Ecclésiaste nous aide à comprendre qu’il y a de la joie dans les choses simples de la vie, à partir du moment où elles ne deviennent pas l’objet de toute notre affection, voire de notre adoration ! Si Dieu est notre part et notre bien suprême, toutes ces choses ne sont plus alors une source d’insatisfaction, mais de reconnaissance pour Celui qui nous les donne avec discernement et bienveillance !

Quelques questions encore pour finir : est-ce que je fais dépendre ma joie profonde de choses passagères (divertissements, projets personnels, hobbys) ? Qu’est-ce qui occupe la majeure partie de mes pensées, de mes dépenses, de mon emploi du temps ? C’est un bon moyen de déceler l’idole moderne qui accapare mon cœur !
Confessons devant Dieu ce qui peut si souvent voler notre joie et reconnaissons que sa présence et sa grâce sont de loin préférables. Nous pourrons alors recevoir avec reconnaissance ce qu’Il veut nous donner ! Il nous fera alors connaître le chemin de la vie, la plénitude de joie, et les délices éternels de sa présence à nos côtés (11) ! »
 
« Les « jusques à quand » rythment la prière du psaume 13. David semble au fond du trou, et il fait monter sa plainte vers l’Éternel. Nous constations l’autre jour dans notre groupe de discussion WhatsApp, que si ce cri « jusques à quand » revient à de nombreuses reprises notamment dans les premiers psaumes, assez peu de cantiques de nos recueils nous incitent à orienter notre louange dans cette direction [1].
Réfléchir sur ces « jusques à quand » s’avère pourtant très utile pour fortifier notre foi !

Il y a tout d’abord le cri du cœur. David souffre au point de ne plus ressentir la présence de Dieu. Il a l’impression que Dieu ne l’écoute pas, qu'Il l’oublie même (2) ! Ce n’est pas anodin de trouver dans la bouche de David des cris de cette intensité. Pour nous qui croyons en l’inspiration de la Bible, cela signifie tout simplement que Dieu veut qu’on puisse s'identifier à ce genre d’expression de colère pour nourrir notre foi. Pas de faux-semblant avec Dieu, Il veut vivre un cœur à cœur avec nous, à l'écoute de nos souffrances et de nos douleurs.

Ce constat étant fait, nous pouvons par contre être frustrés de ne pas trouver de réponse à ces « jusques à quand » dans notre psaume 13. David bascule de la noirceur de sa situation à la louange confiante, sans qu’on ne sache trop pourquoi ! Il a beau ne plus sentir la présence de Dieu, il affirme sa confiance en la bonté de Dieu, la joie à cause de Son salut (6). Il ne veut pas se laisser enfoncer par les circonstances, mais se saisit de l’adoration pour lutter contre ses idées noires. Sans doute se rappelle-t-il de ses expériences passées et des nombreuses fois où Dieu est intervenu en sa faveur ou en la faveur de son peuple !
Cependant si David semble donc ne pas recevoir de réponse explicite, celle-ci a bel et bien fini par venir !  L’incarnation de Jésus-Christ, qui vient vivre le rejet, la souffrance, jusqu’à la séparation d’avec son Père est la réponse de Dieu à nos « jusques à quand » ! En Jésus-Christ, Dieu a entendu les souffrances de son peuple, et Il est intervenu ! À la croix, Il enlève tout ce qui l’empêche de faire sa demeure en nous. Nous avons désormais l’assurance qu’Il est avec nous jusqu’à la fin du monde (Matthieu 28.20).

La nouvelle alliance tire les conséquences de cette réponse. Même si le contexte d’écriture de la nouvelle alliance est différent des psaumes de David, il est symptomatique de ne pas retrouver de « jusques à quand » sous la plume de Paul et des autres auteurs du Nouveau Testament, même quand leurs ennemis semblent pourtant les avoir vaincus (5). Au contraire, à la suite du sacrifice de Jésus-Christ, nous les retrouvons joyeux d’avoir été jugés dignes de subir les outrages pour le nom de leur Seigneur (Actes 5.41) ou en train de chanter des louanges dans la prison de Philippes (Actes 16.25). La révélation progressive du salut de Dieu nous amène à comprendre que la souffrance et la persécution ont toujours un but. Un peu à la manière de Job, nous pouvons être appelés à démontrer que notre confiance en Dieu dépasse l’attente d’une bénédiction présente : il est possible d’aimer Dieu, quelles que soient les circonstances ! Nous aspirons, non pas à un rétablissement immédiat, mais nous sommes appelés à persévérer jusqu'à l'instauration du royaume à venir, dans lequel il n’y aura plus ni deuils, ni cris, ni douleurs (Apocalypse 21.4).

Aussi ce n’est pas si étonnant de retrouver une formulation de ce « jusques à quand » dans le dernier livre de la Bible, l’Apocalypse. Cette fois-ci, ce sont ceux qui sont morts à cause du témoignage de leur foi, qui s’expriment ainsi. Ils ne demandent d’ailleurs plus une délivrance pour eux-mêmes, puisqu’ils sont morts, mais attendent l’accomplissement de ce qui a été promis (Apocalypse 6.9). Et cette fois-ci, leur « jusques à quand » obtient bel et bien une réponse : « il leur fut dit de se tenir en repos quelque temps encore jusqu’à ce soit complet le nombre de leurs compagnons de service » (Apocalypse 6.11).
  
Prenons exemple sur David, et dans nos luttes, n’arrêtons pas de prier Dieu en exprimant ce qui pèse sur notre cœur, même si c'est de la colère contre Lui. Souvenons-nous de Jésus-Christ et crions vers notre Père tout en fixant le salut qu’Il nous accorde par grâce. Prions ainsi jusqu’à ce que notre cœur se réjouisse pleinement en Lui et que nous puissions chanter en l’honneur de l’Éternel, en affirmant plein de reconnaissance qu’Il nous a fait du bien (6) ! »
  

 
[1] Nous en avons repéré 3 : « Oh prends mon âme » [JEM 066] ; « Je lève les yeux » [JEM 675], dans une certaine mesure « je chanterai gloire » [JEM 910]. Saurez-vous en trouver d’autres ?
« Les psaumes 8, 9 et 10 ont ceci en commun qu’ils nous font réfléchir par des portes d’entrée différentes sur le fait que Dieu est Dieu et que nous ne sommes que des hommes !

Dans le psaume 8, c’est l’émerveillement !  « Qu’est-ce que l’homme pour que tu souviennes de lui et du fils de l’homme pour que tu prennes garde à lui ? » (5) Quand on pense à l’immensité de l’univers, les êtres humains ne sont que des grains de poussière insignifiants ! Pourtant ils occupent la pensée de Dieu : « Dieu les a faits de peu inférieurs à lui » (6). Il nous a donné un honneur particulier. Il nous a confié son chef-d’œuvre, la création. Étant créés à l’image de Dieu, nous sommes son représentant sur terre ! La pensée moderne voit en Dieu un être qui devrait satisfaire nos désirs, qui devrait agir comme nous agirions, si nous étions à sa place. A contrario, la pensée biblique reconnaît que nous sommes insignifiants devant Dieu, mais qu’étonnement nous sommes infiniment précieux à ses yeux.

Le psaume 9 commence comme une suite logique du psaume 8. Puisque j’occupe une telle place dans le cœur de Dieu « je louerai l’Éternel de tout mon cœur, je raconterai toutes tes merveilles ! » Parfois, « ces merveilles » sont évidentes à repérer : des ennemis qui reculent (4),  des démonstrations particulières de sa puissance (7). David avait vécu de telles choses. Dans notre cas, cela pourra être la guérison d’une maladie, ou une prière fantastiquement exaucée.

Mais parfois il nous faut apprendre à discerner « ces merveilles », car Dieu sait aussi agir de manière discrète. C’est un soutien inattendu au moment où nous étions prêts à tout lâcher. C’est l’encouragement d’un ami au moment opportun, un livre qui tombe à pic, ou encore un verset biblique qui revient à notre pensée ! « Car Dieu n’abandonne pas ceux qui le cherchent ! » (11)
Dieu nous laisse libres de reconnaître ou non que c’est bien Lui qui prend soin de nous. Et c’est dans cette liberté que réside finalement le plus grand piège pour l’homme : celui d’oublier que Dieu est Dieu (16).
C’est ainsi que nous pouvons interpréter la terrible tragédie par laquelle passe actuellement notre humanité. Elle est à la fois un signe de son jugement : parce qu’ils ont oublié que tu étais Dieu, « frappe-les d’épouvante, ô Éternel » (21). Mais elle est aussi un signe de sa grâce : parce qu’il est encore temps de reconnaître que tu es Dieu « que les peuples sachent qu’ils ne sont que des hommes » (21). Combien de nos problèmes personnels découlent du même renversement dans notre vie entre notre rôle et celui de Dieu ?!

Enfin dans le psaume 10, c’est le temps des interrogations ! Face à un monde qui sait très bien se passer de Dieu, le psalmiste fait le terrible constat que le méchant agit bien souvent en toute impunité (5). Le caractère dramatique de la situation monte encore d’un cran : ce n’est plus nous qui oublions Dieu, c’est Dieu maintenant qui nous oublie, qui n’agit pas pour nous montrer que nous sommes sur une mauvaise voie, qui nous livre aux penchants de notre cœur. À bien y réfléchir, cette situation est très certainement pire que quand Dieu nous corrige.

Le psaume 10, comme le note Tim Keller, nous parle d’un homme qui n’obtient pas la réponse à ses pourquoi (13), mais qui pourtant décide de faire pleinement confiance à Dieu (16) ! Et toute la fin du psaume montre alors à quel point notre perception des évènements change, à partir du moment où nous décidons de redonner toute sa place à Dieu et de tourner les regards vers Lui. Voilà pourquoi il est si important de venir à Dieu chaque jour, pour lutter contre la pensée qui veut faire de nous plus que des hommes, et qui veut étouffer que Dieu est Dieu.
 
La lecture de ces psaumes nous invite à méditer : dans quels domaines devrais-je redonner toute sa place à Dieu et reprendre celle qui est la mienne ? »
 
 
« Le psaume 7 nous donne un bon remède quand nous sommes confrontés à l’injustice.

Comme le psaume 5 et le psaume 6 (ainsi que de nombreux autres psaumes), il commence par un appel vibrant venant du cœur du psalmiste. C’est un des rôles essentiels des psaumes et de la prière. Face à nos douleurs, nos peurs, nos découragements, Dieu nous attend. Il ne veut pas que nous cherchions à les nier par une quelconque religiosité, ou à les anesthésier dans une fuite en avant dans les loisirs. Dieu s’attend à ce que nous nous approchions de Lui pour vider notre sac, comme un enfant tourmenté par la colère désire se réfugier dans les bras de ses parents !

Ici, David fait la liste de toutes les accusations portées contre lui. Il est clair qu’au moment où David les énumère, il est convaincu qu’elles sont injustes. Cependant, au lieu de ruminer sans cesse dans sa tête, ce qui le blesse et lui fait du mal, il trouve son refuge en Dieu (2). Il ne se laisse pas aller à écouter la petite voix, qui donnerait raison à ses adversaires. Il ne s’appuie pas non plus sur son seul discernement, comme s’il détenait lui la vérité ! Il s’en remet au juste jugement de Dieu (4 à 6)
Rappelons-nous que face aux accusations injustes dont nous sommes parfois l’objet, seule l’opinion de Dieu nous importe. C’est Lui en définitive qui aura le dernier mot !

David aimerait donc que Dieu fasse venir son règne, qu’il établisse sa domination sur les peuples (8). C’est un désir merveilleux. Dieu connaît le secret des cœurs, Il est le seul à pouvoir établir un règne de justice. Cependant si nous pouvons nous associer à la prière de David, nous savons aussi que cette demande peut se retourner contre nous. David, lui-même, savait qu’il ne pouvait pas compter sur sa capacité à toujours agir droitement (voir les nombreux psaumes de repentance comme le Psaume 38 ou le Psaume 51).
Si nous demandons à Dieu de venir établir son jugement, comment être certains que nous serons épargnés ?

Nous, qui vivons de ce côté-ci de la croix, nous savons que dans sa grâce Dieu ne nous juge pas en fonction d'un parcours sans faute inatteignable, mais en nous justifiant sur la base de la vie juste que Jésus a vécue à notre place. Dieu choisit dans sa grâce de ne pas établir immédiatement son règne de justice, mais de commencer par nous sauver du juste jugement que nous méritions ! Voilà comment Dieu affermit le juste (10) ! Il ne sera pas forcément rétabli immédiatement face aux fausses accusations dont il est l’objet, mais il sait qu’il peut traverser les épreuves injustes, en s’appuyant sur la grâce dont il a été le grand bénéficiaire.

Dans sa grâce, Dieu patiente donc pour établir son règne de justice, afin qu’un plus grand nombre soit sauvé ! Est-ce que cela signifie que nous ne devons attendre aucune manifestation de la justice de Dieu sur cette terre ?  La fin du chapitre est assez édifiante sur la manière dont le mal n’a aucune chance de triompher ! Il n’est source d’aucune satisfaction (15). Il se retourne souvent contre celui qui le prémédite : les trompeurs sont trompés, ceux qui provoquent les divisions sont mal aimés, ceux qui fomentent des campagnes de diffamation se retrouvent à leur tour en accusation ! Le mal porte en lui-même les semences de sa propre destruction. Dans sa grâce Dieu nous permet de voir qu’il n’y a pas d’autre voie que celle qu’Il nous propose pour terrasser l’injustice.

Seigneur, aide-moi à affronter les injustices dont je suis l’objet. Je reconnais que mon cœur n’est pas pleinement droit devant toi. Si tu jugeais selon les désirs secrets de mon cœur, je serais moi aussi trouvé coupable. Mais gloire te soit rendue, tu as reçu ce que méritaient mes manquements. Tu me donnes ainsi tout ce dont j’ai besoin pour ne pas m’apitoyer sur l’injustice qui peut m’atteindre, mais pour me réjouir de ta justice que rien ne peut dénaturer ! Je chanterai l’Éternel à cause de sa justice, je chanterai le nom de l’Éternel, le Très-Haut ! »
 
 
« Ce qui se passe autour du sommeil en dit long sur notre satisfaction. C’est un thème commun qu’on retrouve dans les psaumes 3 et 4 !

Dans le psaume 3, David à cause de ses propres fautes a fait preuve de mollesse et de sentimentalisme dans sa famille. Il est désormais en fuite devant son fils Absalom, qui a fomenté un coup d’État contre lui ! La situation est dramatique ! Après une vie à succès, où il a suscité l’admiration de tous ceux qui l’ont suivi, David semble comme rejeté. C’est la déchéance d’une pop star, la fin d’une success story « plus de saluts pour lui auprès de Dieu ! » (3,3).

Au cours de sa prière, David se rend compte que ni le bonheur familial ni son propre succès ne peuvent lui garantir la sécurité. La crise politique et personnelle, l’insécurité de l’exil lui rappellent que c’est en Dieu seul qu’on peut trouver la paix à laquelle nous aspirons tous ! Que je sois dans une période de vie où tout semble au beau fixe, ou alors que rien ne va plus, « si je peux me coucher et me réveiller, c’est parce que Dieu est mon soutien » (3,6). Il est celui qui me donne le souffle de vie, Il est celui en qui je peux connaître la véritable sécurité du cœur (3,9) !

Le psaume 4 fait écho au psaume 3. David est à nouveau confronté à une situation déstabilisante. L’injustice, la prospérité des « sans foi, ni loi » l’interrogent (2,8) ! Comment se fait-il qu’ils prospèrent ? David a un temps l’impression que Dieu ne fait rien, que ses prières montent dans le vide (2). Ses questions le tourmentent alors qu’il tourne et se retourne dans son lit (5). Quand soudain, sa prière l’ouvre sur son propre cœur. Il se rend compte que se plaindre du péché des autres ne sert à rien. Si nous avons des raisons de nous plaindre, c’est chacun pour notre propre péché (Lamentations 3.39). David se couche alors et s’endort en paix (9), confessant son égarement ! Dieu met dans son cœur plus de joie que ceux qu’il jalouse ne peuvent connaître ! (8)  

Le moment où la journée s’arrête est un temps privilégié pour savoir où nous en sommes. Nous pouvons sonder à quel point tout ce que nous avons eu à affronter au cours de la journée a abîmé l’état de notre cœur ! Nous pouvons particulièrement ressentir ces situations non réglées, les frustrations qui provoquent en nous de l’amertume contre les autres et parfois même contre Dieu. Comme nous savons que ce n’est pas bien, notre réflexe premier c’est de les nier ! Mauvaise pioche…
Demandons plutôt à Dieu de nous libérer de ces ressentiments. C’est souvent eux qui nous empêchent de connaître la pleine satisfaction en Lui, la joie de sa seule présence !
Les circonstances changent, mais notre défi reste le même : convaincre notre cœur que s’approcher de Dieu est notre bien ! Crier vers Lui notre détresse, ou lui confesser notre frustration est le chemin le plus sûr vers le vrai bonheur ! »
 
Pour l'heure, voici une petite introduction au livre :

"Une nouvelle aventure commence avec la lecture du livre des Psaumes.
 
Chaque livre de la Bible possède sa spécificité !

Avec les psaumes, nous allons mieux comprendre notre foi. Dieu révèle Sa Sainteté, sa sagesse, sa toute-puissance, sans doute bien plus que dans n’importe quel autre livre biblique. Nous sommes aussi confrontés à notre insuffisance, à notre incrédulité et à notre nature pécheresse sans aucune concession !
 
À travers les psaumes, nous avons un condensé de toute l’histoire du salut. Selon Luther, ils donnent une vue d’ensemble de la création à la rédemption, de la chute au renouvellement de toute chose.
 
Mais la spécificité des psaumes, c’est bien sûr de nourrir notre adoration. Pour reprendre les mots d’Athanase, un Père de l’Église, quel que soit votre besoin particulier, ou votre souci vous pouvez y trouver un ensemble de mots qui y feront écho et apporteront un remède à votre maladie. Aussi, la spécificité des psaumes, c’est qu’ils ont été rédigés, non pas comme un enseignement théologique, mais pour être priés, récités et chantés.

Aussi, il est sans doute bon de réfléchir quelques instants à la manière dont nous allons faire cela. Plusieurs propositions de nos prédécesseurs peuvent nous être utiles.

Une première manière de faire :

 Lire lentement le psaume,
     
  • Essayer de mémoriser certaines parties du psaume pour nous les approprier,
  •  
  • prier autour de ce que Dieu nous aura révélé dans notre méditation.

  
Une seconde manière de faire :
 
  • Tourner notre regard vers Dieu (adoration) : en quoi Dieu vous émerveille-t-il dans ce psaume ? En quoi se révèle-t-il comme pleinement suffisant à notre besoin ?
  •  
  • Sonder notre cœur (confession) : qu’est-ce que nous devrions changer dans notre vie ? Devrions-nous nous repentir d’un péché ?
  •  
  • Tendre vers l’espérance (application) : prions Dieu pour qu’il nous aide à mettre en pratique ce qu’Il nous a révélé.

 
Une troisième manière de faire :
 
  • La vôtre ! Peut-être aimeriez-vous partager pendant ce temps de lecture commune, la manière dont vous vivez votre culte personnel à travers la lecture des psaumes !

 
Nous pouvons bien entendu alterner nos manières de méditer les psaumes, pour renouveler nos temps d’adoration.
 
Enfin, comme tout autre livre biblique, n’oublions pas que les psaumes pour être bien compris, pour nourrir notre louange, notre adoration et notre prière doivent être lus à la lumière de la croix. Certains psaumes sont considérés comme des psaumes messianiques, c’est-à-dire qu’ils nous parlent directement de Jésus (Psaume 22, Psaume 110, etc.).
Mais tous finalement nous conduisent à Jésus-Christ. En nous révélant Dieu tel qu’Il est vraiment, en nous montrant le fossé qui nous sépare de Lui, en nous interrogeant sur certaines incompréhensions de la vie (jusques à quand Seigneur tarderas-tu ?), ils pointent sur notre besoin d’un Sauveur.
Tous nos moments d’adoration pourraient ainsi se finir par cette louange : "Merci Seigneur, de m'avoir envoyé Jésus-Christ, Il est pleinement suffisant pour répondre à tous mes besoins !"

Alors en route pour la méditation du Psaume 1, et n'hésitez pas à faire part de vos découvertes dans votre groupe de partage WhatsApp !"
 


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